L'AUTRE SAINTE-HÉLÈNE
L'autre Sainte-Hélène - The other St. Helena

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QUE SONT-ILS DEVENUS
ET
OÙ REPOSENT-ILS ?
(suite)


Après les officiers de Napoléon, voici à présent les principaux compagnons parmi les gens de son service. 


LES DOMESTIQUES DE LONGWOOD
Comme on le sait, les anciens domestiques du service impérial de Longwood rentrèrent de Sainte-Hélène avec le navire Camel, en même temps que les autres compagnons d'exil. Ils séjournèrent quelques temps à Londres, le temps d'obtenir leur passeport, et purent rentrer en France dès septembre 1821, alors que les généraux Bertrand et Montholon durent attendre encore quelques temps la régularisation de leur situation. Dès qu'ils le purent, les domestiques rejoignirent leur famille dans leur province respective et se tinrent tranquilles, pour éviter d'attirer l'attention de la police royale.

Louis Marchand, le premier valet de chambre de Napoléon, se maria avec la fille du général Brayer. Leurs noces, à Paris, donnèrent lieu à un grand rassemblement de napoléoniens. La fortune de Marchand avait été assurée par le legs du testament de Napoléon, qui ne fut principalement réglé qu'en 1826. Après avoir perçu son argent, le couple alla s'installer dans le domaine du Verger à Perrigny, près d'Auxerre, qu'il habita jusqu'en 1842. Marchand participa à l'expédition du retour des Cendres en 1840. Ayant bénéficié d'une longue vie, il aura eu le bonheur de connaître les deux Empires, mais le malheur de connaître aussi les deux désastres, celui de Waterloo et celui de Sedan. Il décèda à Trouville-sur-Mer dans le Calvados le 19 juin 1876, à l'âge de 85 ans. Il fut inhumé en grandes pompes à Paris au Père-Lachaise, division 26.

Tombe de Louis Marchand au Père-Lachaise
Tombe de Marchand, 26è division, Père Lachaise

Louis-Étienne Saint-Denis, autrement dit le "mameluck Ali", s'installa à Sens en 1826 avec son épouse anglaise, Mary Hall, et leur fille Clémence, née à Longwood en 1820. Comme Marchand, il participa à l'expédition des Cendres en 1840. Son épouse Mary décéda en 1841 et fut inhumée dans le cimetière municipal de Sens. Son époux "Ali" l'y rejoindra en 1856. Il mourut le 3 mai, à l'âge de 67 ans, presqu'au jour anniversaire du décès de Napoléon à Sainte-Hélène.

Tombe du couple Saint-Denis à Sens
Tombe de Saint-Denis, dit le "Mameluck Ali", à Sens
(cliché Jean-Pierre Bibet - APN)

Jean-Abram Noverraz rentra à Lausanne. Avec le legs de Napoléon, il put s'acheter une propriété à l'ouest de la ville, qu'il dénomma La Violette en souvenir de la fleur qui servit de code de ralliement napoléonien pendant l'exil de Napoléon à l'île d'Elbe. A Longwood, il s'était marié avec Joséphine Brulé, la femme de chambre de Mme de Montholon, mais leur union ne dura pas et le couple divorça le 23 octobre 1828. Joséphine quitta le Vaud aussitôt après, et retourna en France. En 1840, Noverraz participa à l'expédition du retour des Cendres. En 1847, il se remaria avec une certaine Marie Schuler. Sentant sans doute son heure venir, il fit don au canton de Vaud en juin 1848 des reliques napoléoniennes dont il avait eu la charge et qui n'avaient pas pu être remises à Napoléon II, du fait de son décès prématuré. Ces reliques comprenaient les selles de Napoléon, qui sont depuis exposées au Musée du Cheval à La Sarraz en Suisse. Un pistolet et un gobelet d'argent, ayant appartenu à l'Empereur, furent eux remis au prince Louis-Napoléon Bonaparte, le futur Napoléon III. Noverraz mourut à Lausanne le 12 janvier 1849 à l'âge de 59 ans et fut inhumé dans l'ancien cimetière d'Ouchy, à Lausanne, qui n'existe plus.

Noverraz - selles de Napoléon à Muche
Selles de Napoléon à Sainte-Hélène, Musée du cheval à Muche (Suisse)

Concernant les frères Archambault, piqueurs à Sainte-Hélène, une page leur est consacrée sur ce site. Veuillez cliquer ici.

Le cuisiner Lepage, qui avait accompagné Napoléon depuis Rochefort, était reparti en Europe par la suite, après s'être marié avec son aide-cuisinière belge, la dénommée "Jeannette". Une page leur est consacrée sur ce site, cliquez ici.

Le maître d'hôtel Franceschi Cipriani fut le seul compagnon de Napoléon à être mort durant la captivité. Il décéda à Longwood le 27 février 1818 et fut inhumé dès le lendemain dans le cimetière anglican, près de l'église Country Church. Voir l'ouvrage "L'autre Sainte-Hélène", pages 138-140, sur les circonstances de ce décès. Le mauvais état de conservation des pierres funéraires dans ce cimetière ne permet plus d'identifier la tombe de ce fidèle serviteur de l'Empereur.  

Tombes dans le cimetière de Sainte-Hélène
Tombes au vieux cimetière de Sainte-Hélène

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